Courrier / Communications

Un rein vaut mieux que deux... (avec réplique)

DOI: https://doi.org/10.4414/bms.2021.19873
Date de publication: 26.05.2021
Bull Med Suisses. 2021;102(21):700-701

Dr Marius Zimmermann, Genève

PD Dr. med. Franz Immer, Cardiovascular Consultant, Medical Director – CEO Swisstransplant

Un rein vaut mieux que deux... (avec réplique)

Voici une lettre que j’ai récemment adressée à la commission d’éthique de Swisstransplant. Je n’ai pas eu de réponse pour l’heure.

Médecin assistant en psychiatrie dans un hôpital suisse, j’ai récemment pris en charge un patient d’origine extra-européenne lors d’une consultation aux urgences psychiatriques. Le patient est âgé de 31 ans et présente une insuffisance rénale terminale, diagnostiquée lors de son arrivée en Suisse il y a deux ans, avec environ trois dialyses par semaine. Son statut administratif est un permis N. En raison de sa situation administrative, ce patient n’est pas prioritaire pour une greffe pour deux raisons qui, en apparence, se renforcent:

1. avant toute prise en charge en vue d’une intervention, on attend que le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM) se prononce sur sa demande d’asile, afin qu’une décision en cours de processus n’entrave celui-ci;

2. au vu de situations cliniques antérieures, lors desquelles le SEM a prononcé des dé­cisions de renvoi directement après une transplantation d’organe (décision liée à la réalisation de l’opération), on devient hésitant à réaliser des transplantations sur des patients au statut incertain.

Cela fait donc deux raisons pour ne pas élire un demandeur d’asile pour une greffe d’organe. Ces raisons semblent, par ailleurs, prioritaires par rapport à d’autres critères d’éli­gibilité.

Swisstransplant semble n’avoir pas d’avis clair sur la question des candidats en situation de demande d’asile. Quelle est la position de son comité d’éthique?

Réplique à 
«Un rein vaut mieux que deux...»

Sehr geehrte Damen und Herren

Vielen Dank für die Einladung, zum Schreiben von Herrn Dr. Zimmermann Stellung zu beziehen. Leider hat uns das erwähnte Schreiben an die Ethikkommission von Swisstransplant bis heute nicht erreicht. Wir möchten deshalb auf diesem Weg zu den im Brief auf­geworfenen Fragen Stellung nehmen.

Das Transplantationsgesetz sieht vor, dass jede Person mit Wohnsitz in der Schweiz bei der Organzuteilung gleich zu behandeln ist. Bei der Zuteilung eines Organs darf niemand diskriminiert werden. Auch Personen ohne Wohnsitz in der Schweiz kommen unter bestimmten Voraussetzungen die gleichen Rechte zu wie Personen, die in der Schweiz wohnen. So sind Personen aus EU- und EFTA-Staaten sowie Grenzgänger/-innen und deren Familienangehörige bei der Organzuteilung gleich zu behandeln, wenn sie in der Schweiz krankenversichert sind.

Zudem regelt die Organzuteilungsverordnung besondere Voraussetzungen für die Aufnahme auf die Warteliste von Personen ohne Wohnsitz in der Schweiz, welche nicht unter die oben genannten Kategorien fallen.

In dem vom Kollegen erwähnten Fall handelt es sich um einen dialysepflichtigen Asyl­suchenden mit Aufenthaltsbewilligung N. Eine Zuteilung von Organen ist hier genauso möglich wie bei allen anderen oben erwähnten Kategorien, sofern die betroffene Person in der Schweiz krankenversichert ist. Die Indi­kation zur Aufnahme eines Patienten auf die Organwarteliste wird von den Transplanta­tionszentren gestellt, welche auch die notwendigen Abklärungen im Vorfeld durch­führen. Dabei stellt sich auch die Frage, ob, und wenn ja, inwieweit die Nachsorge im Herkunftsland gewährleistet ist, um das Ergebnis einer Transplantation bei mangelhafter oder gar fehlender Immunsuppression nicht zu ­gefährden.

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