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Courrier / Communications

Le Conseil fédéral n'est pas l'exploitant du parc de loisirs

DOI: https://doi.org/10.4414/bms.2021.19854
Date de publication: 26.05.2021
Bull Med Suisses. 2021;102(21):699

Dr méd. Virgile Woringer, Lausanne

Le Conseil fédéral n’est pas ­l’exploitant du parc de loisirs

Lettre concernant: Gilli Y. Sur le grand huit en compagnie du Conseil fédéral. Bull Med Suisses. 2021;102(17):562.

Chère consœur,

Votre éditorial du BMS n° 17 m’a rendu perplexe. Non que je ne comprenne pas l’allusion aux montagnes russes, mais je n’ai pas compris ce que vous auriez voulu transmettre! Et en fait vous dites que cela n’a pas été facile pour le public.

Il y a une règle «de fer», c’est que le virus est transmis entre personnes, et ce sont donc bien les citoyens qui «font» la diffusion du virus, par leur comportement s’ils sont atteints, et aussi s’ils ne le sont pas et ne ­respectent PAS les 3 règles. Plus il y a de virus dans l’air, plus de gens sont atteints. Même s’ils suivent soigneusement les 3 règles! Donc à ce titre la responsabilité du public est évidente, globalement. On a entendu dire tellement de bêtises de la part de personnes «laïques», pour défendre leurs ­intérêts, que cela n’a PAS pu vous échapper. Si vous cherchez dans vos connaissances, elles se sont probablement toutes permis des entorses aux règles, qui ont probablement fait le lit de la deuxième vague, bien surprenante. Lors de la première vague, la ­situation a été miraculeusement contrôlée, et même AVANT l’instauration des mesures préventives, ce qui prouve que c’est la peur qui a fait bien agir: il y a un travail tout à fait édifiant de l’Université de Lausanne à ce ­sujet!

Donc le Conseil fédéral, quelquefois trop laxiste pour faire plaisir, fin juin, a été à l’occasion imprudent. Mais qu’il ait fait faux en changeant le dispositif au cours du temps en relation avec l’évolution épidémiologique reste à prouver; je crois d’ailleurs que les gens ont maintenant enfin compris!

On comprend mieux l’intention vers la fin de votre texte: «… pour une vaccination à large échelle au cabinet», donc un plaidoyer pro domo. Vous conviendrez que pour les vaccins à ARN, c’est plutôt difficile, et c’est le motif pour lequel cela n’a été conçu qu’en complément à l’action publique, efficace et maintenant massive.

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