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Et encore …

Tout change et tout reste pareil

DOI: https://doi.org/10.4414/bms.2019.18473
Date de publication: 18.12.2019
Bull Med Suisses. 2019;100(5152):1774

Matthias Scholer

Rédacteur en chef du BMS

«Quels changements va-t-il désormais y avoir au BMS?», me demande-t-on à chaque fois que je me présente en tant que nouveau rédacteur en chef. Si la question est toujours la même, l’intonation diffère selon l’interlocuteur. Il y a ceux qui accentuent le désormais avec espoir, presque avec impatience, comme s’ils attendaient depuis longtemps qu’une tempête secoue le journal. Et puis, il y a les lecteurs plus conservateurs, qui soulignent les changements d’un vibrato qui suggère qu’ils préfèrent les périodes de calme plat.

De fait, certains changements concernant le BMS sont indispensables. Suite à la décision de l’assemblée des délégués de supprimer les contributions de base au Bulletin des médecins suisses et au Swiss Medical Forum (SMF) à compter de 2019, les membres de la FMH ­reçoivent gratuitement les deux revues depuis près d’un an. Par conséquent, les Editions médicales suisses doivent trouver de nouveaux moyens de compenser ces pertes financières.

Du côté des recettes, les alternatives à court terme sont limitées: il faut développer le marché des annonces. Dans la version papier et en ligne. Mais c’est plus facile à écrire qu’à faire. Tous les médias imprimés sont en ­effet aux prises avec un marché publicitaire en déclin. Nous sommes toutefois convaincus qu’avec de nouveaux concepts de contenus et de nouveaux produits, nous parviendrons à contrer cette tendance et donc non seulement à maintenir, mais même à augmenter le chiffre d’affaires.

Du côté des dépenses, nous avons déjà pris un certain nombre de mesures efficaces: ainsi le BMS n’est plus imprimé à Muttenz, mais par Vogt-Schild Druck AG, à Derendingen, dans le canton de Soleure. L’entreprise propose le procédé le mieux adapté à l’impression du BMS, ce qui se traduit par des coûts nettement in­férieurs. La phase de production, lors de laquelle un ­article entièrement mis en page est créé à partir d’un fichier Word, connaîtra elle aussi de profonds changements au cours de l’année à venir. Grâce au logiciel «Xpublisher», les textes soumis seront à l’avenir traités rapidement, de manière standardisée et en grande ­partie automatisée. Qu’est-ce que cela change pour nos auteures et auteurs? Ils téléverseront leurs articles via un formulaire en ligne similaire au système des plateformes de soumission des publications scientifiques. Après examen par la commission de la rédaction, ­l’article sera relu, puis automatiquement mis en page de manière sommaire. Les auteurs auront ensuite la ­possibilité de le consulter en ligne et de nous faire part de derniers souhaits avant que les typographes ne mettent la touche finale à la présentation. Dans le cadre de ce changement, nous devrons également adapter progressivement nos directives aux auteurs. Vous trouverez toujours la version la plus récente sur le site internet du BMS à la rubrique «Publier».

Voilà, j’ai évoqué quelques-uns des changements à ­venir. Mais beaucoup d’éléments qui ont fait leurs preuves resteront tels quels. La structure duale, mise en place par mon prédécesseur Bruno Kesseli, ne sera par exemple pas affectée: les prises de position officielles de la FMH et d’autres organisations continueront de paraître dans la première partie.

La seconde restera entièrement libre du point de vue journalistique et offrira toujours un forum aux ­auteurs individuels comme aux groupes d’auteurs. Le BMS restera donc une plateforme d’information et de discussion présentant une grande variété d’opinions et de thèmes.

Quelle serait dès lors la meilleure réponse à la question de départ sur l’avenir du BMS? Je pense que les paroles d’une chanson du groupe allemand Silbermond donnent une bonne réponse: «Tout change et tout reste pareil.» Ou un peu plus concrètement: des ajustements aux nouvelles conditions-cadres sont ­indispensables, ce qui a fait ses preuves est conservé et cultivé.

Pour conclure, je vous propose une devinette à l’approche des fêtes de fin d’année: l’an prochain, il y aura une bonne raison de célébrer. A quelle occasion selon vous? Pas d’idée? Je vous mets sur la voie: chaque page de ce numéro dissimule un indice utile.

Je vous souhaite, chères lectrices, chers lecteurs, beaucoup de plaisir à deviner, un paisible Noël et un excellent début d’année!

Adresse de correspondance

matthias.scholer[at]emh.ch

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